De la culpabilité de la fatigue psychologique

Voilà bien longtemps que je ne suis pas venue écrire ici… Aujourd’hui je ressens le besoin d’écrire pour extérioriser mon gros malaise du moment. Il y a des mois, j’avais partagé avec vous mon ennui au travail et c’est une situation qui n’a pas connu de revirement favorable. J’en suis toujours au même stade, pire encore. La fatigue physique s’est installée par dessus cet épuisement moral du fait de la grossesse et bien que tout se passe pour le mieux, je n’en peux plus. Je ne suis pas malade, j’arrive à dormir mais moralement je ne peux plus. Comme reléguée au placard dès mon arrivée finalement, on a eu la bonne grâce de me confier les tâches dont personne ne veut sans jamais se demander si oui je suis en forme finalement pour aller déposer si ou ça à droite à gauche. En fait dans mon travail, personne ne me demande si je tiens le coup. Parce que ça n’intéresse personne dès lors que ça peut modifier son propre petit confort.

C’est un coup de gueule que j’ai envie de pousser depuis longtemps et que je tais car ça ferait trop de dégâts. Il y a des jours avec et des jours sans, des jours avec forme d’autres avec fatigue, des jours où ça me rend malade, ça me tord le ventre et ce n’est pas mon compagnon de route qui me tape dedans. C’est tout le reste qui me tape sur le système. Moralement je suis arrivée au bout. Mais qui le voit ?

J’entends beaucoup parler de l’arrêt de travail bien avant le congé maternité quand le corps n’en peut plus. Il faut se préserver, penser au bébé puisqu’on le fabrique aussi et il éponge tout. On m’a dit que c’était pareil pour le moral.
Je ne me sens pas légitime du tout à être en arrêt parce que ça ne se voit pas. Pourtant c’est bien là, tellement là. C’est la même rengaine chaque jour, se féliciter à la pause dej parce qu’on a fait la moitié de la journée et attendre que la fin passe. Etre joyeuse de rentrer chez soi le soir car une nouvelle journée est passée et se dire que c’est un pas de plus vers le week-end. Je crois que le moment est venu de tirer ma révérence. D’accepter l’arrêt de travail sans culpabilité. Sauf que la culpabilité j’en ai même quand je suis en vacances ! Les premiers jours je me dis que je devrais être au travail (non pourtant oui je sais, j’ai le droit aux vacances). Là je culpabilise en me disant que je vais passer pour la fainéante puisque je tiens toujours debout que c’est juste que je n’ai plus envie. C’est vrai je n’ai plus envie mais ça ne relève pas du caprice, bien de la survie.

Ce qui est terrible c’est ce sentiment d’illégitimité. C’est de se dire « si je peux continuer » et le lendemain pleurer en cachette, trembler et avoir mal au ventre parce qu’on voudrait hurler, tout casser et sans aller comme ça au milieu de tout. Et se dire finalement le surlendemain que ça va après tout on peut tenir. Ce sont les montagnes russes et ce n’est en rien la faute de la grossesse puisque sur un an ça fait environ 10 mois que c’est comme ça. Au boulot je n’ai jamais progressé, j’ai même régressé. Heureusement que ma vie se poursuit en dehors de cela sans quoi j’aurai les pieds en plein dans la dépression… si je l’effleure déjà pas. Pour l’avoir déjà connu, je ne souhaite pas la recroiser. La perspective de reprendre après mon congé mat’ me rend déjà malade. J’ai le temps de voir venir je sais, d’ici là, bien des choses auront changé. Peut être que ce moment dont j’ai rêvé à de plusieurs reprises deviendra réalité, peut être que je rédigerai la lettre dont l’objet sera « démission ». Ou peut être que je reviendrais. Un peu. Je ne sais pas. Lundi je ne voulais plus y mettre les pieds, hors de question. Ce soir je ne sais pas. Un tout petit peu peut être, le temps de mettre sur pied mon affaire à moi, qui ne nécessitera que moi et ma motivation pour m’épanouir professionnellement.

Mais je me sens toujours coupable. Coupable de ne pas être à l’agonie pour justifier un arrêt de travail. Coupable de ne pas avoir la grippe, la gastro, les nausées, le mal de dos pour me figer sur place et justifier physiquement que tout cesse. J’ai des scrupules à laisser mon place de bureau vide alors que rien ne jonche ledit bureau et que je fais mine de travailler quand quelqu’un passe alors que je n’ai rien à faire. Coupable finalement de n’avoir rien à faire, me demandant où je me suis ratée alors qu’on m’annonçait tant de choses positives avec l’embauche. Coupable aussi de me sentir coupable alors qu’autour de moi tout le monde me dit que non ce n’est pas de faute, y’a clairement une volonté de ne pas attendre après moi et l’assemblée s’interroge alors sur le « pourquoi as-tu- été embauchée ? » Ca fait un an que le CDI brillait en lettres d’or et finalement ça fait autant de temps qu’il me pourrit la vie. Parce que j’ai la « chance » d’avoir un travail, que le quitter du jour au lendemain me laisserait con, sans revenus parce que j’aurai préféré sauver ma peau, ma santé que de continuer à regarder les heures, les minutes, les secondes passer chaque jour de l’année. Et parce que tellement de gens cherchent un travail et que « le CDI de nos jours c’est rare », tiens si jamais tu ne culpabilisais pas déjà ! Je pourrais laisser ma place, cela conviendrait à des gens c’est certain. Je gagnerai en sérénité d’esprit ? Oui sauf au moment de faire les courses, payer les impôts et le loyer. Mais pour la société, je fais partie des gens chanceux. C’est bien ma veine.

Je pourrais parler à tout va des heures, c’est déjà long ce que j’ai écris. Peut être que personne ne sera arrivé jusque là mais j’avais quand même envie de le dire et de ne pas le garder pour moi. Des fois j’ai envie d’envoyer des SOS « Aidez-moi, sortez moi de là pitiéééééé ». Aujourd’hui, je crois que le moment est venu pour moi de m’en sortir par moi-même. De me rendre malade de culpabilité les premiers jours mais me rendre malade chez moi plutôt qu’au travail.

Ouvrez les vannes

De tous temps j’ai toujours beaucoup écris et je me rends compte que je ne suis pas disposée à le faire pour ma grossesse. Pourtant avoir des souvenirs posés sur du papier c’est chouette. Peut être est-ce là une des singularités de cette situation qui ne peut se multiplier à l’infini. 

Globalement tout se passe plutôt bien. Nous frôlons le milieu du second trimestre sans avoir eu à subir les nausées, vomissements, rétention d’eau, remontées gastriques et multiples désagréments de grossesse. Touchons du bois pour que ça dure.
Néanmoins depuis quelques jours nous sommes sujets à un nouveau symptômes qui va de paire avec la fatigue, j’ai nommé… les eaux. L’ouverture des vannes !

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crédit Pinterest

Ca a commencé dimanche dernier sans crier gare. Mon homme s’échappant comme un voleur de l’endroit où l’on venait d’entrer pour ne pas croiser une personne qu’il connait car à elle il n’a pas encore annoncé qu’il va être papa. Moi marchant devant, je ne l’ai pas vu gentiment s’éclipser mais bien sur j’aurai pu faire un effort tout de même ! Oui parce que moi, messieurs, dames, j’ai des yeux dans le dos (*Perplexe*). Ca a viré à l’orage, rentrés maison directement et me voilà à retoucher ma peinture au petit pinceau en chialant littéralement ma vie. Elle me tentait bien cette braderie puériculture !!!

Puis hier soir, d’un ton excédé, il m’a pris le chou pour des stylos bic rangés au fond d’une boite sous un tas d’autres crayons. Clairement c’était de ma faute parce que je cachais les stylos… Mmmm (la grossesse lui monte à la tête je crois !) Doublé de mon avis d’imposition que je ne trouvais pas et ce après avoir vérifié 5 fois de façon plutôt compulsive dans mes dossiers suspendus (mais où est ce fichu papier !!!!). Me voilà à pleurer et lui qui continuer clairement à me taquiner mais c’était pas drôle du tout puisquej e pleurais déjà. Non mais honnêtement, qui ici irait planquer les stylos juste pour emm***** son copain ?! « Tiens si juste pour mon plaisir, je planquais les stylos pour qu’il ne les trouve jamais ?! » J’ai un esprit tordu mais quand même !

Et le pompon du jour c’est de me faire envoyer balader comme un poisson pourri par mon employeur pour quelque chose dont je ne me suis nullement occupée, dont un collègue a pris la responsabilité pour je ne sais quelle raison et il faut dire qu’en fait peu m’en importe. Mais tant qu’à être réduite aux petits travaux dont personne ne vaut, je dois surement aussi être celle qui tient, comme elle passe par là, je vais lâcher mes nerfs. Si je devais lâcher les miens je pense que je ferai un carton plein soit dit en passant ! Tentant de me dédouaner, j’entends le ton monter. Très bien… Qu’est ce qui n’est pas clair quand je dis que « je n’en sais rien ». Et puis je trouve ça totalement injuste (en plus de tout un gros reste bien pourri mais ce n’est pas l’objet). Et surtout qu’il n’y a que moi qui me voit reprocher la chose !
Me voilà donc toujours tremblante dans ma voiture pour manger mon petit repas de midi qui devra attendre que quelques mouchoirs viennent éponger tout ceci.
Résultat, moi qui voulait me balader dans les rues ensuite, je ressemblais à lapin albinos ! Depuis mes yeux me brûlent et ne rêvent que de se fermer sous la couette.

Quant à mon petit compagnon de voyage, celui-ci est plus discret aujourd’hui, peut être un peu trop secoué par cet épisode de fin de matinée tellement j’en ai tremblé. Mais maintenant ça va mieux.

A nos mouchoirs 🙂

Quand son monde s’écroule

A l’heure où nous fondons une famille, celle qu’il a toujours connu s’effrite. Son frère et sa relation de dix ans dont la fin a sonné il y a un peu plus d’un an ont laissé place au divorce de son autre frère, fraîchement annoncé d’hier soir.

Il s’est mis à pleurer. Très fort. Puis il a fini par le dire.
Son frère, le plus grand. Ce frère modèle même s’il ne le dit jamais comme tel, ce frère divorce. Ce frère dont la parole est sainte pour la famille, son monde s’est écroulé. Celui de la famille aussi. Personne ne l’avait vu venir, même si certains pressentaient quelque chose.

http://eunyce.tumblr.com/post/434889479/via-igiselleAlors il a appelé sa mère. Celle à qui il ne dit jamais bisous à la fin d’une conversation et je le taquine avec ça. C’est surement celle qui sait le mieux mettre les mots, celle qui porte ce monde depuis des années, même s’il se casse la figure.
Je l’ai laissé dans le salon, j’ai tendu un peu l’oreille. J’ai entendu sa voix se briser encore et encore et puis plus rien. Plus un mot, conversation finie. J’ai attendu que quelqu’un me souffle la réponse : fallait-il que j’aille auprès de lui ou avait-il besoin de cette solitude ?
Et les sanglots ont repris, de plus belle. Alors je suis allée prendre place à son côté, j’ai posé mon menton sur son épaule et j’ai respiré calmement à son oreille. Je lui ai caressé le cœur et tout s’est apaisé. Petit répit. J’ai choisi le silence moi qui parle plutôt beaucoup. J’ai choisi de lui laisser le temps et le droit de m’en parler ou non. Je n’ai rien demandé. Il n’a rien dit avant de longues minutes.
Les cheveux tout ébouriffés, les yeux rougis et brillants, un homme à terre de voir le modèle auquel il se raccrochait inconsciemment tomber en miettes.

Que faut-il dire ? Que faut-il faire ? Quelles paroles peuvent faire du bien surtout quand on a connu un monde de parents séparés, de couples divorcés ? Avais-je le droit de dire quelque chose ?

Il a continué à beaucoup pleurer et n’a que très peu dormi. Il s’est interrogé sur le sort des enfants. Je ne sais pas si j’ai répondu ce qu’il fallait mais parfois c’est vrai, c’est « bénéfique » pour eux de voir leurs parents être mieux même si c’est en étant séparés. On ne vit pas chez eux, on ne sait pas ce qu’il s’y passe. Lorsque l’on y va, on arrive avec notre gaieté d’être en weekend. On ne sait pas comment se passe leur semaine. Peut-être que le comportement des enfants plutôt terribles trouve ici son explication. L’enfant éponge et il semblerait qu’ils épongent depuis déjà quelques temps.

Un peu égoïstement je me suis demandée s’il pensait aussi à nous. A notre tout petit en route, est-ce qu’il se dit que pour nous ça se passera forcément pareil un jour ? Je me suis juste chargée de lui caresser la main, le visage, de me serrer contre lui pour lui donner du réconfort. J’ai choisi de le laisser évacuer tout seul, à son rythme.
J’ai compris quel rôle j’aurai à jouer à vie bientôt. Celui de tenir la main et d’apaiser le petit qui deviendra grand et même le grand qui redevient tout petit et fragile pour quelques instants …

Enceinte : ces choses que je m’attends à (ré)entendre –

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 » Tu sais, moi je… « , « moi quand… », « pour Chérichou… » – Non merci. Ca va. Je veux faire mes erreurs moi-même, grandir en même temps que mon bébé. Maintenant si en effet ton conseil concerne la progéniture en règle générale, j’accepte de t’écouter mais sinon je ne  te demande rien, pas la peine d’insister.

 » Tu as le droit de manger ça ?! «  [entendu] – Non je ne suis pas inconsciente, oui je suis renseignée et surtout non je n’ai pas envie d’arrêter de vivre. Oui merci ma pizza poitrine/fromage de chèvre vient de la pizzeria donc elle a hypra bien chauffée et je pense que les bactéries sont mortes dix fois. Et même qu’on m’a dit de prévoir le foie gras surgelé pour Noël, que je puisse moi aussi me péter la panse !

 » Vous allez demander le sexe ?! «  – Bon je ne jette pas la pierre hein. Moi aussi je suis curieuse. Mais non, on ne le demandera pas. *Surprise Party*

 » Mais… tu cours toujours ?! «  [entendu] *Air scandalisé* – Oui je cours. 2-3 fois par semaine si ma forme me le permet. 40-45 minutes. Et oui je suis un escargot qui traîne sa coquille. Non je ne parle pas de ma frustration est énorme de me faire doubler et de ne doubler personne (que les gens qui marchent). Et surtout non ce n’est pas dangereux dès lors que je suis à l’écoute de mon corps, de mes sensations. Et parce que j’avais un gros volume d’entrainement avant (5/semaine) donc je ne pars pas de 0.

https://fr.pinterest.com/pin/406872147558142700/ » T’as pris combien de kilos ?! «  – Pour l’instant aucun merci mais pourquoi tu ne me l’as jamais posé comme question ça avant que je sois enceinte ?!

 » C’est les hormones ! «  [entendu]– Et si on les laissait là où elles sont ces hormones ? Parce que pourtant personne ne venait m’enquiquiner avant la grossesse quand j’étais d’une humeur de chien. Personne pour lâcher en faisant semblant de rire « tes hormones travaillent ». Sans doute qu’elles ne bossent pas assez car si t’es toujours là, c’est que je ne t’ai pas suffisamment fait ch*** *Smile*

 » Tu vas voir ça passe vite ! «  – Oh oui je n’en doute pas mais si tu veux bien, laisse moi en profiter et me rendre compte de ce qui se passe vraiment. La vie passe vite.

 » Tu vas allaiter ?! «  – Ecoute, on ne voit qu’à peine que je suis enceinte alors on va peut-être commencer par ça ? Pourquoi est-ce que cela fait partie des premières questions des gens ? Mais si tu insistes, non je n’allaiterai pas. Un jour peut-être je te dirais pourquoi je veux que le père occupe une place la plus importante possible dans la vie de notre enfant.

x x x

Et ce n’est qu’un début … But ultime : restez courtoise et souriante 😀 again & again

Ou l’art trop compliqué de fermer la porte

Une légère envie de pousser un coup de gueule en ce jeudi matin.

Voilà bientôt un an que nous avons pris nos quartiers de boulot dans de nouveaux locaux. La porte d’entrée est lourde, les gens restent benêts devant parce qu’ils exercent une légère poussette dessus et que ça ne s’ouvre pas. Ce n’est pas comme s’il était écrit de pousser fort.

Je vous assure, les gens galèrent à l’ouvrir parfois. Quand tu galères, tu tiltes mieux sur la chose, la situation. En principe, tu te rappelles presque au moment de la fermer, que tu as eu du mal à l’ouvrir. Et bien non ! Les gens partent en laissant dans la porte ouverte. Grande ouverte même parfois ! C’est un bureau, qui donne directement sur la rue. Et accessoirement je suis à 2 mètres de la porte et la plupart du temps ça caille.

J’ai envie de leur faire la tête au carré. Tu rentres, tu ouvres la porte. Donc tu sors, tu fermes la porte. Non ? Ou bien c’est moi qui ne voit pas les choses comme elles sont réellement ?! Je m’interroge vraiment parce que j’ai clairement envie de leur dire « mais vous êtes c*** ou bien ?«  Parce que bon de temps en temps ça peut arriver bien sur, il arrive que notre esprit soit envahi par autre chose mais pour certains c’est à chaque fois ! A chaque fois le mec, il sort et me laisse la porte ouverte. Si j’avais du être embauchée pour fermer et ouvrir la porte, j’aurai eu une tenue de groom !!!

Il me prend à chaque fois une irrépressible envie de courir après le mec, de le choper par le colback et de lui dire « maintenant tu viens me fermer cette fichue porte ». Du bon sens en somme (toujours selon moi).

Mais il semblerait que pour certains, l’activité extrascolaire du fermage* de porte ait fait défaut… parce que claquer la porte de sa chambre finalement doit relever de tout autre doigté !

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*fermage ça donne plus de style à l’art que « fermeture » qui fait un peu rayon serrure chez Leroy Merlin

Ce moment où tu dois déboutonner ton pantalon… respiration !

Je ne pensais pas qu’il arriverait si tôt, je dois bien l’admettre. Déjà avec mes quelques kilos repris, la perspective de devoir remettre des pantalons à mon retour de vacances ne m’enchantait guère mais c’était sans compter sur ce tout petit qui pousse.

J’avais dans le viseur pour les premiers jours de reprise, ce pantalon strech naf-naf qui m’avait coûté un demi-bras à l’époque (il y a quand même 4 ans) et que j’affectionnais tellement que même lorsqu’il a craqué d’usure entre les cuisses, je l’ai conservé. Non je n’ai pas honte… (bon, un peu quand même ? mais personne ne vient entre mes cuisses pour le voir !)
Bref, toujours très à l’aise dans ce morceau de tissu, même après sa sortie de la machine, j’avais décidé que tant qu’il serait mon allié début de grossesse !

C’était sans compter sur le resto-collègue du mardi midi et son croque monsieur-frites-salade…
En règle générale, je m’offre un dessert, pompelup jour de fête et j’enchaine sur un thé citron à mon retour au bureau parce que « j’ai trop mangé« .
Sauf que mardi, je n’ai pas mangé de dessert, je n’en pouvais déjà plus, je n’ai pas bu de thé au citron et .. j’ai déboutonné mon pantalon.

RESPIRATION !

J’ai quand même eu l’impression de juste lâcher mon amas de gras (qui entoure bien -bien-bien chaudement ce petit) mais j’étais bien. Bonheur total.

Puis j’ai commencé à me dire que vraiment le pantalon de grossesse, ça devrait être appréciable. Il n’y a pas de mal à se mettre à l’aise, ça fait trop de bien !

J’ai tenté le coup avec LE jean que j’avais relégué au bas de la pile tellement il pochait après ma perte de poids. J’avais tenu tête à Monsieur en refusant de le jeter mais en m’étant plié à sa demande de ne plus le porter… Jusqu’à mercredi matin !
Trop grand pour moi jusqu’alors, je me voyais déjà totalement à l’aise dedans. Que nini ! J’ai du le déboutonner dès le matin pour être bien. Parce qu’être assise 8h par jour, ce n’est pas le total confort alors si en plus il faut être ficelée.

Si j’avais des doutes, je n’en ai plus. Je suis bien enceinte.
Si je pensais que rien avait changé physiquement, c’est raté. Il est manifeste que je m’élargis un peu de façon régulière.

Maintenant petit ballon qui te gonfle à toute petite allure, si tu pouvais avoir l’air plus ferme (bébé) que mou (gras), je trouverais ça plutôt chouette. Et en attendant, je vais aller faire mes premiers pas en rayon maternité demain. A l’aise Blaise !

PS: pardonnez le manque de photo mais mon ventre n’est pas encore celui des photos Pinterest, je n’ai pas de photo de moi-même assez lumineuse pour illustrer et pas encore de pile de vêtements de grossesse à photographier x)

Quand viendra le printemps 2017..

Cette petite image trop mignonne, je la gardais bien au chaud depuis des mois pour m’en servir le moment venu (et tant pis si elle devait attendre quelques années).

Le moment est venu puisque la bonne nouvelle est tombée la semaine dernière. Un mini pointera le bout de son nez au cours du printemps 2017.

Partout l’on voit et entend qu’il est préférable d’attendre le troisième mois pour annoncer l’heureuse nouvelle, ce que je ferai. Mais j’ai quand même envie d’en parler comme ça. C’est une possibilité que ça ne tienne pas mais mon état d’esprit n’est pas celui là et la caboche fait beaucoup (il parait 😉 )

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En attendant les premiers rendez-vous et étant plutôt régulière habituellement dans mes cycles, je pense pouvoir estimer ma grossesse à trois petites semaines (et 6 semaines d’aménorrhée). Ce qui reviendrait à un terme tout début mai.
Je ne suis pas stressée, je laisse faire les choses partant réellement du principe qu’elles se font bien.

J’ai toujours craint de tomber enceinte avec ma bouée, mon ventre tout mou et flasque. Puisque je savais que ça arriverait plus ou moins rapidement, je m’étais remise un peu aux abdos, histoire de limiter la case. Ce qui me fait peur ? Ne pas voir mon ventre pousser au début. Louper quelque chose parce que je suis toute momolle de la brioche. Parce que c’est ça aussi le début, prendre conscience des changements petit à petit.
Ok bon, je n’ai pas non plus une masse adipeuse trop importante, ça se joue très certainement dans ma tête mais ça me chiffonne malgré tout.

J’aimerai tenir un journal de grossesse pour l’éditer en format livre avec photos par la suite. J’adore tellement écrire que je crois que ça me freine. Je ne suis pas douée en matière de condensation des idées et j’ai peur (et je n’ai pas envie) de me perdre dans tous les détails et informations, même les plus insignifiantes. Pourtant je sais que j’aurai cette tendance. Je ne sais pas comment procéder. Et je me dis qu’il ne faut pas non plus que je traîne car si dès le départ je manque de régularité… Ca sentira vite le roussi pour l’existence de ce petit album-livre.

Enfin je n’ai pas spécialement (au jour d’aujourd’hui) l’impression d’être enceinte car je ne souffre pas (encore ?) de nausées, je ne fais pas (encore ?) concurrence à Lolo Ferrari. C’est seulement que j’apprends à composer avec la vie de tous les jours (et ça, je peux manger ?!), à chercher les sports que je pourrais pratiquer, à m’enduire d’ores et déjà de crème anti-vergetures et à me faire des copines futures mamans que les forums, histoire d’en discuter car dans mon entourage personne ne le sait et ça restera comme ça encore quelques semaines ..

Ah oui et j’allais oublier… je mange plus que de raison et j’ai très vite faim même après un repas consistant. Pensée à ma bouée, allons-y molo, objectif pas trop de kilos non plus !! (Après, je sens que je n’aurai pas trop trop mon mot à dire là dessus )

 D’autres dans le même cas que moi ? Des points un peu « bêtes » comme ça qui vous préoccupent/tracassent ?

La fête des paires

Commencé il y a plusieurs jours, j’ai finalement revu tout mon article. J’allais râler sur l’effervescence autour de la fête des pères qui finalement n’a rien de différent de celle de la fête des mères.
J’aime cette appellation que l’on a entendu fin mai « la fête des gens qu’on aime. » Néanmoins je me demande si dimanche, nous allons nous présenter la chose de la même façon ? Double fête des gens qu’on aime pour les enfants, est-ce que ça se « fait » ? Je trouverais normal que oui. Je ne l’ai pourtant pas entendu de retour.
Et quand je pense à ce bout de chou de trois ans dont on a abattu froidement les deux parents avant-hier… J’espère qu’il a « des gens qu’on aime » pour le prendre en charge, d’autres membres de sa famille. Tristesse.

J’allais aussi baver sur cette fête surement parce que « père » se résume pour moi, dans un premier temps, à ‘géniteur’ ou bien à ‘biologique’. Petite, j’ai fait les cadeaux de fête des pères par deux. La classe hein ? Ouais sauf quand finalement celui de ton géniteur reste dormir dans un placard puisque tu ne le vois jamais ! Et qu’un jour tu te résous à le jeter à la poubelle.

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Alors cette année, et bien j’ai décidé que cette fête deviendrait pour moi « la fête des paires » ! Ça sonne pareil à l’oreille, ça donne le change et ça permet de « mieux vivre » ces titres racoleurs pour choisir un cadeau à « mon père ce Héros » alors qu’il y en a des zéros.

J’ai toujours imaginé le père de mes enfants comme ce héros. Celui qui te pousse sur la balançoire, qui te pose ton pansement si tu tombes, celui qui te tient la main pour traverser la route ou encore celui qui te hisse sur ses épaules, qui te chatouille, te couvre de bisous et te caresse les cheveux quand tu es lové dans ses bras.

C’est aussi celui qui prend le temps de faire les devoirs avec toi, qui assiste aux réunions de classe, t’accompagne toi et tes petits camarades à la sortie piscine, celui dont tu es fier qu’il soit le parent accompagnateur du jour.

Ça peut aussi bien être celui que tes copains ou tes copines voudraient avoir, celui qui te fait éclater de rire ou qui peut te gronder. Celui à qui tu racontes des petits secrets dans l’oreille et au coup duquel tu t’agrippes parce que c’est TON papa.

J’ai fait tout ça avec ma maman et son rôle de deux parents. Mais je suppose que c’est ce qu’on fait aussi avec un papa non ? Finalement un enfant avec son parent est-ce que ça ne faire pas la paire ?

Sauf que la paire on peut la former avec presque n’importe qui et même plusieurs personnes à la fois. On peut être membre de plusieurs paires !
Donc cette année je ferai la paire avec ma moitié quotidienne (super original n’est-ce pas !) mais aussi avec mon amie d’enfance dont on célébrera le mariage (et dont j’ai finalement maîtrisé le discours dont je parlais ici) parce que toutes les deux « on fait la paire ! »

Je rêve de travailler de chez moi

J’envie les gens qui bossent de chez eux. Pas avec jalousie mais je me dis « wahou » ! J’ai toujours su que dans ma vie professionnelle je mènerai ma barque comme bon me semble. Sauf que pour l’instant ce n’est pas tout à fait le cas. En laissant de côté mon ambition de petite fille à la fin de mes études (cause : plus envie – haha 5 ans après le bac pour ça), j’ai aussi lâché cette indépendance professionnelle que je visais et je suis devenue salariée. Rester les fesses posées sur une chaise pendant 7-8 heures par jour ça ne pourra pas durer x années.

Mon article s’annonce utopiste parce que je me doute que travailler de chez soi ce n’est pas juste passer d’une pièce à l’autre, de la position allongée sur le ventre sur ton lit à assise en tailleur près de ta table basse.

Pourtant …

Si je travaillais de chez moi et bien je prendrais le temps de me réveiller, à une heure convenable (ce n’est pas non plus les vacances). Peut-être que j’aurai le temps de me faire une petite routine yoga pour attaquer du bon pied.

Je pourrais commencer par m’installer sur mon bureau encore tout neuf qui devait accueillir des révisions l’an dernier et qui tout compte fait ne m’a que peu soutenu. Mon environnement ressemblera à toutes les décos épurées que nous offre Pinterest.

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Source : Pinterest

Deux cas de figure, soit tout sera très bien rangé : une tasse de thé à côté du clavier, un petit bloc et un stylo, une affiche avec un ananas punaisée au mur (l’ananas c’est un peu la mode non ?).

Ou bien tout sera plutôt en désordre. Une pile de bouquins à gauche de mon ordinateur, des stylos partout, une poubelle qui déborde, des post-it de couleur.

Ca commencera par le premier cas et très vite ça basculera du côté obscur et je mettrais le souk. J’adore quand il y a beaucoup, ça fait très studieux/sérieux/overbooké. C’est très stimulant. Pas besoin de réfléchir à « Je prends quoi ? », je prends ce qui vient et je bosse.

Puis quand mon thé sera froid je me lèverais pour en préparer un autre (peut-être) et puis je changerais de lieu et trouverai mon canapé. Pieds sur la table basse, ordinateur sur les genoux, je poursuivrais mon boulot.

Le balcon pourrait même m’accueillir dans le cas où il ferait bon. Je travaillerai lunettes de soleil posées sur le nez et pourquoi pas crème solaire sur les épaules !

Ma pause dej sera à l’heure que me conviendra : dix heures ou bien même quinze heures et tant pis si je dois mettre une demi-heure à me préparer quelque chose, j’aurais le temps de manger quitte à bosser aussi, personne ne me verra.

Je serais libre de prendre une petite heure de pause pour faire du sport. Pourquoi pas ! Aller courir, nager, faire brûler les abdos dans mon salon. Sait-on jamais, sur un malentendu !

La seule chose que je trouverai détestable je crois que ça serait moi : m’habiller correctement, brosser mes dents, coiffer mes cheveux. Ne serais-je pas plutôt tenter par une matinée en pyjama suivi d’un après-midi en short de sport (oui il fera chaud chez moi) ?! Et finalement est-ce que la solitude ne me pèsera pas trop lourd ?

J’ai essayé le chômage, ça me déplaisait fortement. Mais là ça serait différent.

http://archzine.fr/inspiration/diy/la-rentree-scolaire-septembre-2015-toute-linformation/
Source : Pinterest

Pardon pour les gens qui travaillent chez eux pour tout cet idéalisme positif ( ?!) mais certainement avez-vous choisi cela pour de nombreuses raisons peut –être un peu imagées comme les miennes ?

Sachez que je suis admirative !

En tout cas ça me faisait plaisir de m’imaginer de la sorte en ce lundi matin !

L’ennui en CDI

Voilà quelques mois que j’ai signé un CDI. J’étais ravie. A moi les projets en tout genre, les multiples crédits bientôt octroyés (on imagine !) La fête en somme ! Mais tout ne se passe pas vraiment comme imaginé.

Au boulot depuis six mois et encore pour presque le double de temps avec seulement quinze petits jours de congés pour l’été, le corps commence à fatiguer. Mais le pire c’est le mental.

Fleurissent ces derniers temps, pas mal d’articles relatifs au « Bore-out », comme le burn-out mais dans le côté ennui. Je me reconnaissais dans ce que je lisais mis à part l’aspect « dépressif ». Sauf jusqu’à il y a quelques jours. Ma vie est en grosse perte de vitesse. Je n’ai plus envie de rien.

C’est compliqué dans le monde d’aujourd’hui de dire que l’on est en CDI mais qu’on s’y ennuie. Ce n’est pas pour me plaindre mais je suis une personne qui a horreur de ne rien faire et surtout d’être payée à ne rien faire. Ah oui on l’entend souvent celle là « c’est cool tu es payée à ne rien faire » ou encore « tu as un boulot, ne te plains pas ça ne court pas les rues ». C’est tout sauf cool. Zéro stimulation intellectuelle, ça tue le moral. Vraiment. Imaginez 7-8 heures par jour à ne rien faire ou presque ?! Un jour dans la semaine ça va. Cinq ça commence à faire beaucoup.

Il y a une réelle culpabilité à en parler. Le choix de son interlocuteur est primordial. Bien évidemment, son patron n’est pas nécessairement le meilleur surtout quand on a tenté, en vain, de lui tendre des perches à plusieurs reprises. Subsiste la sempiternelle question : « Mais pour quoi, m’a-t-on engagé nom d’une pipe en bois ?!!!!».

Je sais que je ne bosserai pas toute ma vie derrière un bureau, que je monterai un jour quelque chose même si je ne sais pas encore quoi. D’ailleurs, si des gens parmi vous ce sont complètement « réorientés » pour se lancer dans quelque chose de « personnel » faisant partie intégrante du professionnel, je serai ravie de vous lire !

Je pars du principe que lorsque quelque chose ne nous convient pas, il faut en changer. Evidemment que je pourrais quitter mon travail ! Mais je sais aussi que j’ai un emploi, que j’ai besoin de ressources et que rester chez moi toucher Pôle Emploi (pas dans le cas où je quitterai de moi même mon poste je le sais) c’est impensable. Je l’ai fait pendant quelques mois, j’ai trouvé ça particulièrement atroce. J’avais des scrupules à utiliser « mon » argent, estimant qu’il n’était pas mien.

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Source : Confidentielles

Là encore je suis vraiment une truffe parce que la société d’aujourd’hui nous encourage plutôt à en profiter et plus qu’à cœur joie. Comme si l’argent tombait du ciel. Il me reste trop de valeurs inculquées pour en profiter certainement.

Cette situation ne durera qu’un temps, le temps de cibler d’autres centres d’intérêts, de me former s’il le faut … Mais un jour je bosserai comme je l’entends, je serai plutôt libre de mon emploi du temps et surtout je l’espère, je m’épanouirai !

Si vous vivez ce syndrome du « bore-out » parlez-en à des gens que vous savez de confiance et que sauront vous comprendre, ça aide vraiment beaucoup. Ca permet de ne pas tourner chèvre et sombrer dans trop de pensées négatives.

L’ennui tue à petit feu. L’ennuie, aussi improbable que cela puisse paraître à première vue, fatigue. Et finalement dès que vous pouvez faire quelque chose vous n’en avez même pas envie. Je faisais pas mal d’activité physique et je ne fais même plus mes séances de sport alors que je tournais à plusieurs heures par semaine. Tous les efforts me coûtent, plus moralement que physiquement, et même si j’ai de quoi être occupée je suis lassée. Après tout « à quoi bon me presser, j’ai tout mon temps pour le faire ! »

A côté de tout ça, accrochez-vous à quelque chose qui vous stimule, vous passionne, vous tient au vie. Finalement le boulot ne devrait être que l’accessoire de notre vie même si on y passe le plus clair de notre temps. Le travail l’accessoire et la vraie vie, tout le reste : le plaisir !